
Population
59M

Population en ligne
50.7M

Monnaie
EUR
Population - 59M
Début 2025, 72,5% de la population italienne vivait dans des zones urbaines, tandis que 27,5% vivait dans des zones rurales.
Taux de pénétration internet - 89,9%
Il y avait 53,3 millions d’internautes en Italie en janvier 2025.
L’écosystème fintech italien ne fait pas toujours la une des journaux, mais en 2025 c’est un marché qui prend son essor. Après des années de croissance progressive, le pays compte désormais environ 600 startups fintechs. Les paiements, les prêts, l’insurtech et la gestion de patrimoine en ligne constituent le cœur de son économie numérique. La finance intégrée s’intègre aux services du quotidien : des plateformes de vente au détail aux applications mobiles, tous proposent désormais des services de paiement, de crédit ou d’assurance, contribuant ainsi à ce que le marché atteigne un chiffre d’affaires estimé à 11,9 milliards de dollars américains cette année. En coulisses, les fintechs italiennes misent fortement sur l’intelligence artificielle, l’analyse de données et les API d’open banking, ce qui permet au secteur de simplifier l’intégration, d’améliorer l’évaluation des risques et de proposer des interfaces numériques plus intuitives.
Les fintechs italiennes opèrent également dans le cadre des réglementations européennes en matière de paiements et de partage de données (DSP2 aujourd’hui, DSP3 et le règlement sur les paiements instantanés demain), ce qui garantit un niveau de maturité et d’interopérabilité.
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Une vague d'automatisation discrète
L'Italie ne connaît pas une révolution fintech bruyante, mais une vague d'automatisation discrète. Des startups comme Fabrick et Satispay deviennent les infrastructures invisibles du quotidien, facilitant les paiements, les prêts et les assurances directement dans les applications que les Italiens utilisent déjà. Des plateformes de prêt basées sur l'apprentissage automatique, telles que Opyn, approuvent désormais les demandes des PME en quelques heures (une avancée majeure dans un pays réputé pour sa bureaucratie), tandis que des insurtechs comme YOLO proposent des micro-assurances à la demande, intégrées directement aux plateformes mobiles et de vente au détail. C'est une innovation discrète : subtile, pratique et qui transforme progressivement le fonctionnement même des services financiers.
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<aside> 💡 Les banques italiennes sont en pleine restructuration, notamment en raison de la nouvelle réglementation européenne et de la transition numérique. Si le nombre d'agences physiques continue de diminuer, le secteur bancaire demeure stable et rentable. Les grandes institutions renforcent leurs bilans et investissent massivement dans les technologies. En 2025, le changement le plus marquant est le passage de la concurrence à la collaboration : les banques s'associent de plus en plus aux plateformes fintech pour les API d'open banking, les paiements instantanés, l'évaluation du crédit des PME et les services financiers intégrés. Plutôt que de chercher à surpasser les fintechs, les banques italiennes les intègrent, alliant ainsi solidité réglementaire et outils numériques modernes.
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